La Tramuntana à Majorque : randonnée, mer et montagne
Sommaire La Tramuntana de Soller à Palma Sa Calobra Cap Formentor : ici aussi on en prend plein la vue Où loger pour profiter de la Tramuntana Si vous avez parcouru mes précédents articles sur les Baléares, vous avez sans doute compris que j’ai eu un vrai coup de coeur pour la région de la Tramuntana à Majorque. En arrivant sur l’ile je m’attendais évidemment à découvrir de superbes plages mais pas à en prendre plein les yeux dans des décors plus escarpés et spectaculaires. J’y allais pour profiter de ses criques et de ses eaux turquoises et en fin de compte j’ai passé autant de temps à randonner dans la végétation et profiter de splendides panoramas surélevés sur la Méditerranée. C’est donc sans doute la partie de Majorque que j’affectionne le plus mais elle constitue un complément parfait aux plages. C’est en effet cette parfaite harmonie entre ces deux régions différentes et complémentaires qui rend justement l’ile de Majorque si intéressante : de magnifiques plages à l’eau limpide d’un coté et des points de vue en hauteur de montagne de l’autre. Et parfois les deux. Avant tout qu’est ce que la Serra de Tramuntana ? C’est une chaine de montagnes de moyenne altitude et de collines qui occupe toute la partie ouest de l’ile. Elle débute au sud-ouest, aux abords de Palma, pour s’étendre tout le long de la côte occidentale et s’achever au nord après le port de Pollença. Le paysage est bien différent des Alpes et se rapproche bien plus des reliefs de la Corse ou de la Sardaigne, avec de petits airs de Toscane par endroits. Un cadre tout trouvé pour de belles vacances proches de la nature alliant balades, bord de mer et jolis paysages. On pourrait la diviser en 3 portions qui méritent chacune d’être découvertes : La Tramuntana de Soller à Palma : C’est la partie la plus bucolique et verdoyante. Au passage, avant d’emprunter la route Ma-10 qui relie Soller à Andratx, profitez en au départ pour faire un très léger détour et visiter le charmant hameau de Fornalutx. Ici on n’a pas vraiment l’impression d’être dans la montagne mais plutôt dans de hautes collines provençales et la végétation s’invite tout le long du parcours. Les chemins de randonnée sont extrêmement nombreux : les sentiers balisés connectent en effet les différents villages entre eux et rejoignent même la côte nord de Majorque, tandis que de petits chemins de traverse permettent au choix de s’enfoncer sur les flancs de la montagne pour prendre de l’altitude ou au contraire de descendre de l’autre coté pour rejoindre de petites criques isolées (de galets par ici) et se retrouver auprès des vagues. Car la mer est toute proche et s’immisce inlassablement dans le paysage au hasard des virages. Il est donc aisé de faire d’agréables promenades 1 heure ou deux ou au contraire de longues randonnées la journée entière. En prenant cet itinéraire par la route, vous traverserez également de charmants petits villages comme Deia qui domine les environs du haut de sa colline, Valldemossa, ou Banyalbufar et ses cultures en terrasses à flanc de montagne. Ce sont pour moi les villages les plus jolis de l’ile et je vous suggère de faire une halte au moins à Deia et Lluc pour parcourir leurs ruelles ainsi que les environs dont le cadre naturel est jubilatoire : agrumes, fleurs, pinède et oliviers se mêlent aux odeurs de la mer, à deux pas. L’endroit est aussi imprenable sur Majorque pour les couchers de soleil et si la journée s’y prête je vous conseille de trouver un petit resto bien placé ou un endroit dégagé pour admirer le soleil se cacher derrière la Méditerranée dans des teintes rouges orangées déconcertantes aux beaux jours. De petits concerts de jazz ou de classique confidentiels ont également lieux de temps à autres dans les villages que je viens de citer. Autre exemple pour enrichir le séjour, dans la crique de Deia, une petite paillote, le Ca’s Patro March, permet par exemple de déguster de bons poissons ou des paellas juste au bord de l’eau : un de ces instants magiques qui rendent les vacances appréciables. Le trajet, de Soller à Palma, sinueux mais extrêmement plaisant alterne donc vues sur la mer en contrebas, petits villages, nature et paysages de moyenne montagne pour former un ensemble enivrant. Jouissif autant en moto qu’en voiture. Comptez une journée entière si vous vous arrêtez rapidement dans les villages suscités et faites une ou deux courtes balades à proximité. Sa Calobra : C’est pour moi la portion de route la plus spectaculaire, au sens propre du terme puisque l’itinéraire, particulièrement sinueux par endroits de la route Ma-2141, offre des points de vue plongeants sur la vallée en montant vers le sommet, puis sur la Méditerranée une fois qu’on a passé le col. Les décors environnants participent aussi à cette impression car la végétation se fait plus rare en approchant du sommet (pas si haut : 1445 mètres au Puig Major) et si en bas le vert prédomine, c’est à présent un désert de roches et de pierres entassées qui s’étend tout autour de soi. Faites une halte de 15 minutes au sommet pour « escalader » quelques rochers et chercher un joli point de vue ! Puis on amorce la descente vers Sa calobra à travers d’impressionnants lacets que les décors alentour et la vue dégagée rendent très attrayants. Et l’arrivée enfin : une splendide baie très accueillante permet d’enfiler le maillot de bain pour se rafraîchir, une courte promenade de se dégourdir les jambes, prolongée par une petite vallée encaissée circulaire et engoncée dans de hautes parois aux multiples nuances : l’embouchure du torrent de Pareis. Ne comptez pas faire le trajet en vélo à moins d’avoir un niveau exceptionnel. Si vous souhaitez déjeuner sur place, délaissez les restaurants de Sa Calobra et testez plutôt la terrasse de l’Es Vergeret à 5 kilomètres sur la Cala Tuent, bien plus tranquille. Pourquoi j’ai aimé cette partie








