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Conseils et astuces de voyage pour senior, Expos, Musées, Galeries

La Tramuntana à Majorque : randonnée, mer et montagne

Sommaire La Tramuntana de Soller à Palma Sa Calobra Cap Formentor : ici aussi on en prend plein la vue Où loger pour profiter de la Tramuntana Si vous avez parcouru mes précédents articles sur les Baléares, vous avez sans doute compris que j’ai eu un vrai coup de coeur pour la région de la Tramuntana à Majorque. En arrivant sur l’ile je m’attendais évidemment à découvrir de superbes plages mais pas à en prendre plein les yeux dans des décors plus escarpés et spectaculaires. J’y allais pour profiter de ses criques et de ses eaux turquoises et en fin de compte j’ai passé autant de temps à randonner dans la végétation et profiter de splendides panoramas surélevés sur la Méditerranée. C’est donc sans doute la partie de Majorque que j’affectionne le plus mais elle constitue un complément parfait aux plages. C’est en effet cette parfaite harmonie entre ces deux régions différentes et complémentaires qui rend justement l’ile de Majorque si intéressante : de magnifiques plages à l’eau limpide d’un coté et des points de vue en hauteur de montagne de l’autre. Et parfois les deux. Avant tout qu’est ce que la Serra de Tramuntana ? C’est une chaine de montagnes de moyenne altitude et de collines qui occupe toute la partie ouest de l’ile. Elle débute au sud-ouest, aux abords de Palma, pour s’étendre tout le long de la côte occidentale et s’achever au nord après le port de Pollença. Le paysage est bien différent des Alpes et se rapproche bien plus des reliefs de la Corse ou de la Sardaigne, avec de petits airs de Toscane par endroits. Un cadre tout trouvé pour de belles vacances proches de la nature alliant balades, bord de mer et jolis paysages. On pourrait la diviser en 3 portions qui méritent chacune d’être découvertes : La Tramuntana de Soller à Palma : C’est la partie la plus bucolique et verdoyante. Au passage, avant d’emprunter la route Ma-10 qui relie Soller à Andratx, profitez en au départ pour faire un très léger détour et visiter le charmant hameau de Fornalutx. Ici on n’a pas vraiment l’impression d’être dans la montagne mais plutôt dans de hautes collines provençales et la végétation s’invite tout le long du parcours. Les chemins de randonnée sont extrêmement nombreux : les sentiers balisés connectent en effet les différents villages entre eux et rejoignent même la côte nord de Majorque, tandis que de petits chemins de traverse permettent au choix de s’enfoncer sur les flancs de la montagne pour prendre de l’altitude ou au contraire de descendre de l’autre coté pour rejoindre de petites criques isolées (de galets par ici) et se retrouver auprès des vagues. Car la mer est toute proche et s’immisce inlassablement dans le paysage au hasard des virages. Il est donc aisé de faire d’agréables promenades 1 heure ou deux ou au contraire de longues randonnées la journée entière. En prenant cet itinéraire par la route, vous traverserez également de charmants petits villages comme Deia qui domine les environs du haut de sa colline, Valldemossa, ou Banyalbufar et ses cultures en terrasses à flanc de montagne. Ce sont pour moi les villages les plus jolis de l’ile et je vous suggère de faire une halte au moins à Deia et Lluc pour parcourir leurs ruelles ainsi que les environs dont le cadre naturel est jubilatoire : agrumes, fleurs, pinède et oliviers se mêlent aux odeurs de la mer, à deux pas. L’endroit est aussi imprenable sur Majorque pour les couchers de soleil et si la journée s’y prête je vous conseille de trouver un petit resto bien placé ou un endroit dégagé pour admirer le soleil se cacher derrière la Méditerranée dans des teintes rouges orangées déconcertantes aux beaux jours. De petits concerts de jazz ou de classique confidentiels ont également lieux de temps à autres dans les villages que je viens de citer. Autre exemple pour enrichir le séjour, dans la crique de Deia, une petite paillote, le Ca’s Patro March, permet par exemple de déguster de bons poissons ou des paellas juste au bord de l’eau : un de ces instants magiques qui rendent les vacances appréciables. Le trajet, de Soller à Palma, sinueux mais extrêmement plaisant alterne donc vues sur la mer en contrebas, petits villages, nature et paysages de moyenne montagne pour former un ensemble enivrant. Jouissif autant en moto qu’en voiture. Comptez une journée entière si vous vous arrêtez rapidement dans les villages suscités et faites une ou deux courtes balades à proximité. Sa Calobra : C’est pour moi la portion de route la plus spectaculaire, au sens propre du terme puisque l’itinéraire, particulièrement sinueux par endroits de la route Ma-2141, offre des points de vue plongeants sur la vallée en montant vers le sommet, puis sur la Méditerranée une fois qu’on a passé le col. Les décors environnants participent aussi à cette impression car la végétation se fait plus rare en approchant du sommet (pas si haut : 1445 mètres au Puig Major) et si en bas le vert prédomine, c’est à présent un désert de roches et de pierres entassées qui s’étend tout autour de soi. Faites une halte de 15 minutes au sommet pour « escalader » quelques rochers et chercher un joli point de vue ! Puis on amorce la descente vers Sa calobra à travers d’impressionnants lacets que les décors alentour et la vue dégagée rendent très attrayants. Et l’arrivée enfin : une splendide baie très accueillante permet d’enfiler le maillot de bain pour se rafraîchir, une courte promenade de se dégourdir les jambes, prolongée par une petite vallée encaissée circulaire et engoncée dans de hautes parois aux multiples nuances : l’embouchure du torrent de Pareis. Ne comptez pas faire le trajet en vélo à moins d’avoir un niveau exceptionnel. Si vous souhaitez déjeuner sur place, délaissez les restaurants de Sa Calobra et testez plutôt la terrasse de l’Es Vergeret à 5 kilomètres sur la Cala Tuent, bien plus tranquille. Pourquoi j’ai aimé cette partie

Garde républicaine
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La garde républicaine de Vincennes, un quartier à visiter absolument

Rencontrer des cavalières et des cavaliers de la garde républicaine produit toujours un effet particulier. En effet, il s’agit de la section d’élite de la gendarmerie française la plus exceptionnelle jamais connue en France. En moto ou à cheval, cette division faire rêver, non seulement les enfants, mais également les amateurs d’aventures et d’histoires. Ce dernier régiment de cavalerie de l’armée présente bien des secrets qui méritent d’être découverts. À propos de la garde républicaine de Vincennes La garde de Paris est initialement créée en vue de protéger le roi, ses habitants et la ville, sous le règne du Roi Soleil. Dès son arrivée au pouvoir, le roi Napoléon Bonaparte ne se limite pas à Paris. Alors, il décide de confier une mission à la Garde : conquérir l’Europe. À partir de 1870, cette unité devient donc la garde republicaine Vincennes et choisit les couleurs de la ville de Paris comme écusson. Les gardes républicains ont donc pour mission de veiller à la sécurité publique et d’assurer de façon protocolaire une escorte à cheval à Paris. Cependant, la garde accède à l’ensemble du territoire français. Le premier escadron de cavalerie, la fanfare et l’État-major se trouvent à Bastille, dans le quartier des Célestins. Les deuxièmes et troisièmes escadrons résident, quant à eux, au quartier Carnot de Vincennes. En visitant le régiment de cavalerie, vous pouvez voir défiler de fiers cavaliers des forces armées de la garde républicaine. De plus, vous avez l’impression que tous les chevaux se ressemblent. Pourtant, les chevaux de chaque escadron disposent d’une robe spécifique. Les chevaux de la fanfare et du premier escadron sont alezans. Ceux du deuxième escadron sont bais et ceux du 3e escadron sont bais-brun. Le quartier Carnot compte près de 20 maréchaux-ferrants. La maréchalerie a pour métier de protéger les sabots des chevaux de la gendarmerie mobile. En fait, il faut renouveler les fers tous les 45 jours. Une activité intéressante qui fait la renommée du quartier Carnot. Chaque année, plus de 8000 fers y sont forgés. Ce qui mérite amplement le détour lors d’une visite guidée de la garde républicaine de Vincennes. Garde républicaine de Vincennes et sorties en groupe  Visiter la cavalerie de la garde républicaine de Vincennes en groupe vous permet de retracer et de connaître l’histoire de la caserne. Organiser une sortie de classe ou encore visiter le quartier Carnot en groupe vous permet de vivre une aventure sans pareil, en plein Paris, où le dépaysement total est assuré. Les enfants pourront ainsi affermir leurs connaissances en matière d’histoire et les plus grands peuvent revivre l’époque. La garde républicaine départementale vous permet de visiter le manège d’entrainement de la brigade qui lui permet de mener à bien les missions de sécurité publique. participez également à la visite guidée des écuries qui hébergent près d’une trentaine de chevaux sur les 200 du quartier. N’oubliez pas de passer par la forge à charbon pour contempler les maréchaux-ferrants qui perpétuent encore la tradition du savoir-faire artisanal pour le travail du fer. Essentiels à pour visiter la garde républicaine de Vincennes Aujourd’hui, la garde républicaine de Vincennes et ses pelotons aspirent à se faire connaître du grand public. Ceci, en vue de perpétuer l’histoire aux générations futures, mais surtout, pour développer le tourisme local et national. Ainsi, pour pouvoir visiter la légion de la garde républicaine, il convient de faire une réservation en ligne depuis le site. Aussi, il vous est possible de réserver votre billet 24 heures après l’achat. En effet, la période de validité de votre bille est de un an, à compter de sa date d’achat. La visite guidée concerne le quartier Carnot jusqu’à Vincennes et dure environ 1 h 30 et est valable le mardi, jeudi, vendredi et samedi dans la matinée. En ce qui concerne les visites scolaires, le peloton est interdit aux enfants de moins de 8 ans. Pour le grand public, il est obligatoire de fournir une pièce d’identité depuis l’entrée. Les entreprises qui souhaitent organiser une journée récréative peuvent bénéficier d’un tarif préférentiel uniquement sur demande. Pour les élèves de moins de 18 ans, le droit de visite est de 9,50 €. Pour le grand public et pour les entreprises, le tarif de base est de 12,50 €. Une sortie en groupe comprend au minimum 20 personnes et au maximum 25 personnes par guide. En somme, la garde républicaine de Vincennes constitue un patrimoine touristique à découvrir absolument. C’est une occasion parfaite pour une journée récréative entre collègues ou encore pour une sortie scolaire non loin de la ville. Un quartier historique qui met en valeur le tourisme en Val-de-Marne.

Expos, Musées, Galeries, Guide de voyage, Senior: où et quand partir ?

Visite de Venise et la Vénétie

Déambulation dans le quartier San Paolo à Venise Commencez vos vacances senior à la gare Santa Lucia. Avant de traverser le Grand Canal, admirez l’église Gli Scalzi à la façade baroque en marbre de Carrare. Au Grand Canal, traversez le Ponte degli Scalzi, l’un des quatre ponts de Venise et admirez la vue. En traversant le quartier, vous vous éloignez de la zone touristique et entrez dans le quartier résidentiel de la ville. Découvrez à quelques pas, la Scuola Grande San Giovanni Evangelista qui présente une très belle entrée architecturale datant de 1481. Continuez votre visite en direction de l’église Santa Maria Gloriosa dei Frari sur le campo dei Frari. Cette imposante basilique franciscaine est flanquée d’un haut campanile (le plus haut de Venise). Une visite du monument s’impose. Découvrez quelques trésors de l’art vénitien comme le monument du sculpteur Canova ou l’Assomption de la Vierge du Titien pendant vos voyages organisés pour personnes seules. L’édifice est situé à proximité du campo San Paolo, lieu très important dans la vie culturelle de Venise. En effet, festivités et projections de films s’y déroulent. Derrière la basilique des Frari, contemplez l’imposante Scuola Grande di San Rocco sur le campo du même nom. Ce bâtiment, l’un des plus splendides de l’époque Renaissance à Venise, conserve une collection importante de peintures du Tintoret. Bonne visite !   Venise et ses théâtres Capitale du théâtre, Venise est la ville par excellence de la tragédie, des comédies, du travestissements et des mascarades. Votre itinéraire débutera par la visite de la maison de Carlo Goldoni, auteur de théâtre du XVIIIe siècle, dans le quartier de San Paolo. Cette demeure abrite aujourd’hui le siège de l’institut des études théâtrales Casa Goldoni. Prenez une gondole à l’embouchure du Rio di S. Tomà et traversez le Grand Canal. Débarquez devant le palais Lando Corner Spinelli, édifice construit par l’architecte Codussi à la fin du XVe siècle. A travers les ruelles de la ville, rejoignez le théâtre de la Fenice sur le campo San Fantin. Ce magnifique théâtre lyrique, qui renaquit deux fois de ses cendres, vit la naissance de nombreux opéras célèbres de Rossini, Bellini et Verdi et propulsa la carrière de Maria Callas. Prenez la ruelle entre l’église San Fantin et l’Ateneo Veneto et traversez le rio dei Barcaroli, puis tournez à droite et arrêtez-vous à la scala del Bovolo. Cet escalier en colimaçon offre un point de vue sur la ville et ses églises. Regagnez ensuite le campo San Luca, point de rencontre préférés des Vénitiens. Une dégustation de chocolat chaud s’impose dans l’un des nombreux cafés. Continuez par la calle del Teatro et admirez le théâtre Goldoni. L’édifice propose d’importantes représentations théâtrales. Découvrez la représentation du jour ! Un bon plan de week-end pour senior.   La tranquillité vénitienne Ile perdue au milieu de la lagune, Torcello est un lieu très tranquille où règne une certaine solitude. Ernest Hemingway y a séjourné pendant quelque temps. Prenez le vaporetto n°12 à Venise pour rejoindre l’île de Torcello. Une fois à terre, longez le canal de Torcello et admirez les rares maisons, vergers et vignobles de l’île. Vous apercevez déjà le campanile de la cathédrale de Santa Maria Assunta, un des derniers monuments encore présent sur l’île. Traversez le canal par le pont del Diavolo. Attention, le pont est dépourvu de parapet ! Marchez jusqu’à la cathédrale et visitez l’intérieur de l’édifice. De nombreuses mosaïques de style vénéto-byzantin sont encore visibles. Continuez la visite de Torcello par la petite église octogonale de Santa Fosca. Le musée, situé à l’arrière du complexe, offre une collection très intéressante sur l’histoire de l’île : sculptures, mosaïques, céramiques et peintures sont exposés. Avant de repartir vers Venise et finir en beauté vos vacances solo 50 ans, offrez vous un dernier moment de calme en contemplant la lagune du haut du Campanile. Sélection des meilleures voyages (week-end et séjour)  pour les seniors à Venise  

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Visiter Rochechouart en Limousin

Rochechouart, sous-préfecture de la Haute-Vienne, est une petite ville agréable et proprette. C’est un lieu de balade plaisant, avec ses jolies maisons et sa charmante église au clocher tors (en spirale) un peu singulier. Mais c’est surtout pour son élégant château du XVème siècle qu’elle mérite le détour. Surplombant la campagne alentour, il abrite le musée départemental d’art contemporain. Les collections y sont régulièrement renouvelées selon une des thématiques privilégiées par le musée : paysage, histoire, imaginaire. C’est aussi le lieu de conservation du fond Raoul Haussman, célèbre dadaïste qui vécut et termina sa vie en Haute-Vienne. Actuellement est présenté son travail photographique, mais en d’autres moments, on peut admirer ses collages ou découvrir les étranges productions de son optophone  qui « transforme des formes visibles en sonorité et vice-versa ». Depuis quelques années, le musée s’intéresse aux arts décoratifs et acquiert des objets conçus par des designers contemporains particulièrement intéressants. Les fonds sont riches, les expositions toujours bien conçues et le cadre superbe. Il est donc conseillé d’y revenir régulièrement, à chaque nouvelle exposition; on est rarement déçu. Il faut également souligner la qualité du service pédagogique et des ateliers pour les enfants. Pour s’y rendre : à partir de Limoges, prendre la quatre voies en direction de St Junien. Traverser St Junien, c’est bien indiqué après. Compter environ 45mn. Horaires : du 1er mars au 30 septembre, tous les jours sauf mardi : 10h-12h30 et 13h30-18h. Du 1er octobre au 15 décembre, tous les jours sauf mardi : 10h-12h30 et 14h-17h. Attention entre le 15 décembre et le 1er mars, vous trouverez porte close ! Téléphone : 05 55 03 77 91 – Site Internet : www.musee-rochechouart.com www.rochechouart.comAdresse : musée départemental d’art contemporain – Place du château 87600 RochechouartAutre : plein tarif : 4euros 60, tarif réduit 3 euros, gratuit pour les – de 12ans et pour tous chaque 1er dimanche du mois sauf juillet et août.

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Centre international d’art et du paysage de Vassivière – Limousin

Le lac de Vassivière, la plus vaste étendue d’eau en Limousin, enjambe la Haute-Vienne et la Creuse. C’est un lac artificiel, né en 1950 pour alimenter l’usine hydro-électrique voisine. Si des petits villages ont été noyés et oubliés sous ses eaux calmes, on pourrait le croire aujourd’hui naturel, tant le site a conservé un caractère sauvage. C’est que l’hiver le climat y est rude; les routes peu dégagées s’effacent sous la neige. A la belle saison cependant, l’écotourisme ramène son flot d’activité sur ses berges et sur ses eaux. Le mariage fréquent en Limousin des forêts et des lacs est ici illustré à plus grande échelle. C’est beau, c’est calme, c’est souvent même grandiose selon la saison et la luminosité. Que l’endroit attire les sportifs et les amoureux de la nature, on le comprend, qu’il soit devenu un des grands centres de l’art contemporain, cela était plus improbable. Et pourtant… l’île de Vassivière abrite le centre d’art contemporain du paysage, absolument incontournable ! On gare sa voiture sur « le continent », puis on entame la traversée sur le pont qui enjambe le lac. Un petit train amène aussi les paresseux à destination. Après une petite balade, en laissant derrière le château et les enclos des animaux, on tombe nez à nez avec le centre et son architecture en forme de bateau renversé, son phare dressé à la lisière de la forêt. Le centre, qui est payant, (environ 3 euros) abrite des expositions temporaires en général passionnantes (mais qui laissent parfois les néophytes perplexes). La forêt derrière le centre invite à la promenade et à la rencontre des oeuvres in situ. Ce parc aux sculptures est lui libre d’accès. On peut donc y venir et revenir à loisir, juste pour regarder l’action du temps sur les oeuvres. Allez absolument voir la spirale de Goldsworthy qui, selon le niveau du lac, est parfois entièrement terrestre, souvent partiellement immergée, et quelquefois complétement débordée par les eaux. Dans un cadre majestueux les oeuvres se font discrètes ou au contraire détonent. Parfois devant l’oeuvre en question on est pris de doute (est-ce ce truc, l’oeuvre????). Des petits malicieux s’amusent de plus à brouiller les pistes en formant des dessins avec des pommes de pin ou des alignements de cailloux. Mais que ceux que l’art trop conceptuel rebute n’aient aucune crainte, il y a aussi des sculptures qui parlent tout simplement à nos émotions ou qui font directement écho à la poésie du lieu, invitent à rêver le paysage et ouvrent vers l’imaginaire. Si vous attendez le coucher du soleil pour quitter l’île, alors vous verrez le sommet des arbres s’habiller de petites lumières bleutées (peut-être mon oeuvre préférée). Avec un peu de chance, si les autres touristes ont déjà déserté le site, vous aurez vraiment l’impression d’être seuls au monde… Juste le bruit paisible de l’eau caressant la terre et le scintillement de ces lucioles bleues au-dessus de l’île. Sites internet: http://www.ciapiledevassiviere.com/ http://www.lelacdevassiviere.com/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_de_Vassivi%C3%A8re Téléphone : 05 55 69 27 27 Adresse : île de Vassivière Autre : horaires : 11h-19h, 18h en hiver

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L’Espace Dali à Montmartre – Paris

Le musée consacré au maître du surréalisme ne possède pas de peintures qui sont pour la plupart en Espagne mais présente de très belles sculptures, des gravures et lithogaphies splendides parmi lesquelles de nombreuses illustrations de livres célèbres, Alice au Pays des Merveilles, Don Quichotte, les Chants de Maldoror… C’est un passage obligé pendant vos vacances seniors tout compris. Objets et mobiliers étonnants, issus d’une imagination délirante, complètent cette exposition permanente et nous rappellent la déclaration du grand artiste lui-même : » La seule différence entre un fou et moi, c’est que je ne suis pas fou ». L’Espace Dali a investi un sous sol creusé dans la butte qui abritait jusqu’en 1991 l’ancien musée historial de cire de Montmartre dont il reste un vestige, la reconstitution en stuc de la chapelle de Saint Pierre de Montmartre, une des plus anciennes églises romanes de Paris… Les oeuvres du maître, sculptures en bronze doré nimbées d’une douce lumière sont magnifiquement mises en valeur par le clair-obscur dans lequel baigne les salles d’exposition et la voix de Dali en fond sonore accorde au lieu une atmosphère particulière… De discrets panneaux didactiques permettent d’entrer dans l’oeuvre de Dali pour mieux la comprendre tout en préservant l’émotion esthétique;  à voir absolument pendant vos vacances seniors solo. J’ai particulièrement aimé la Vénus Spatiale dont le corps divisé en deux dévoile l’oeuf, symbole de la vie, du renouveau et d’espoir éternel, hommage surréaliste au corps de la femme et à sa perfection qui guide l’humanité vers l’avenir. Et aussi, Alice aux pays des Merveilles représentée sous la forme d’une toute jeune fille frêle et gracieuse sautant à la corde. Sa coiffure de roses évoque sa féminité, la corde à sauter son appartenance à l’enfance, et encore la splendide Licorne, symbole de pureté… et bien sûr les montres molles : Le Profil du Temps, La montre rappelle la division scientifique du temps qui est très précise alors que la mollesse représente la perception humaine du temps qui varie selon la psychologie de chaque individu La Persistance de la Mémoire : la montre prend la forme d’un profil, une larme tombe de l’oeil,le personnage pleure; le 6 fait allusion à la moustache de Dali qui se représente. Il déplore le chemin de la vie et appréhende la mort. Les racines de l’arbre sur lequel repose la montre  symbolise la vie et l’espoir. Enfin, le musée est riche et beau, on ne peut le résumer. Si vous aimez Salvador Dali, il vous reste à le découvrir durant vos vacances solo 50 ans. Pour moi, c’est un coup de coeur! Espace Dali Montmartre 11 rue Poulbot 75018 Paris Tel : 01.42.64.40.10 Métro : Anvers (ligne 2), Abbesses ou Lamarck-Caulaincourt (ligne 12). Bus : n°54, n°80, Montmartrobus. Funiculaire de Montmartre (inclus dans les cartes mensuelles RATP) Le petit-train de Montmartre : Il vous conduira de la place Pigalle au parvis du Sacré-Coeur (payant). Tous les jours de 10h à 18h (fermeture des caisses) Nocturne du 1er juillet au 31 août : Fermeture à 20h. Tarifs : Tarif Adultes : 11,50€ Tarif Jeunes, Etudiants (-26 ans), demandeurs d’emploi : 7€ Tarif Réduit (+65 ans) & Enseignants : 8 € Gratuité : Enfants de moins de 8 ans accompagnés d’un adulte, Journalistes, Conférenciers Carte d’invalidité : 5,50€ pour la personne porteuse de la carte / 7,00€ pour l’accompagnateur  

Institut lumière-histoire du cinéma à Lyon-France
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Institut lumière : une histoire du cinéma à Lyon

Le site vaut à lui seul le détour. Le musée est logé dans la vaste demeure familiale, maison  bourgeoise de la fin du 19ème siècle aux dimensions impressionnantes, avec un jardin d’hiver magnifique donnant sur un jardin. Et pourtant, de l’immense site historique comprenant les usines des frères Lumière et leurs différentes demeures, il ne reste plus grand chose. De l’autre côté du jardin, on distingue la porte d’entrée, où plutôt les charpentes du toit du hangar où furent filmés les premières images du tout le premier film jamais tourné au monde : la sortie des ouvrières de l’usine des frères Lumière (chose surprenante, la scène aurait été minutieusement préparée et les figurants jouaient tous un rôle bien spécifique. Voir la photo). Une belle salle de cinéma à été aménagée dans ce lieu, avec un café et une librairie, permettant aux passionnés du 7ème Art de perpétuer la tradition. De cette riche famille d’industriels dont l’ingéniosité des fils à permis de bâtir un véritable empire, on découvre peu à peu le talent hors norme : invention des autochromes couleurs (photographie en couleur), dont la qualité était telle qu’elle fit la fortune de la famille, invention du premier cinémascope, et, bien sur, invention du cinéma, avec le premier cinématographe, en chair et en os, présenté dans le musée. L’histoire de cette invention est brillamment racontée et permet de se restituer dans le contexte. Je vous conseille la visite guidée, très réussie. Pour mémoire, il faut savoir que les frères Lumières ont produit près de 4000 films de 50 secondes (du fait de la longueur maximale de 14 mètres des pellicules perforées de l’époque), tous conservés à l’Institut Lumière, sauf une dizaine, qui ont été perdus. Revoir ces images est particulièrement émouvant. Elles sont projetées dans une salle de cinéma et commentées par Bertrand Tavernier, le président de l’Institut Lumière. La magie opère. Contrairement aux idées reçues, les recherches et découvertes de nouveaux films de ces dernières années prouvent que la famille Lumière avait un art de la mise en scène très pertinent dès les premiers films : en 50 secondes, il fallait raconter une histoire (sans parole) tout en jouant sur les perspectives et la profondeur de champ. L’utilisation de l’espace est remarquable, comme les films  » L’entrée du train en gare de la Ciotat «  (usage de la diagonale) et  » Le vélocycliste tournant « . Si certains films peuvent avoir un caractère de témoignage historique ( » Le mariage de Nicolas II en Russie  » ou bien de scènes de rues à Lyon ou Saint-Pétersbourg), la plupart sont avant tout des oeuvres de fiction, où les personnages sont des acteurs, voire des vraies personnes jouant leur propre rôle. C’est le cas notamment du défilé des 5000 policiers à Chicago. Gabriel Veyre, l’assistant des frères Lumière, a parcouru le monde entier pour prendre de magnifiques photos sur plaques autochromes (en couleur) puis, par la suite, pour réaliser les premiers films dans tous les coins du globe. Dans tous les cas, l’intrigue surgit, grâce à un personnage ou une action surprenante. Dans leur souci de raconter des histoires, ils tournèrent le premier film de fiction jamais réalisé, « L’arroseur arrosé », histoire burlesque d’un jardinier et d’un enfant. Les frères Lumières sont aussi les inventeurs des premiers trucages. « Le mur qui tombe » serait d’ailleurs dû à une erreur de manipulation de la bobine. Enfin, les premiers éléments de suspense apparaissent dans les nombreux gags et scènes comiques filmés par la famille Lumière, qui n’hésitait pas d’ailleurs à se mettre en scène. La visite de ce musée et de ses archives audiovisuelles est indispensable. Courez-y ! Adresse: 25 Rue du 1er Film, 69008 Lyon Ouvert du mercredi au dimanche de 12h à 19h Exceptionnellement ouvert les mardi de 12h à 19h jusqu’au festival Lumière 2016 Métro Hôtel de Ville Site Internet : www.institut-lumiere.org

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Musée de la Renaîssance, chateau d’Ecouen – Val d’Oise

C’est l’opération de gratuité dans certains musées qui a été l’occasion de cette visite à Ecouen. Je ne connaissais pas cette demeure royale moins bien située que Fontainebleau, Versailles ou Vaux le Vicomte. En bordure de communes de banlieue peu touristiques comme Sarcelles, Gonnesse ou Villiers le Bel, le château est pourtant situé dans un cadre admirable sur une terrasse dominant un vaste paysage et entouré d’un beau parc où fleurissent en ce moment anémones et jacinthes sauvages qui nous rappellent que le printemps a bel et bien commencé. L’édifice est construit selon un plan carré, en belle pierre claire où les hautes fenêtres Renaissance, cheminées élancées, autour d’une belle cour carrée pavée. On commence la visite dans la chapelle d’Anne de Montmorency. Beau plafond décoré aux motifs italiénisants et copie de la Cène de Léonard de Vinci. L’originalité de ce château réside dans ces décors de grotesques ou de frises de grisailles sous les plafonds ou dans l’encadrement des portes rappelant l’Italie. Autre élément de décor singulier : la peinture du manteau des cheminées (à moins qu’elles ne soient finement sculptée. Sur ces décors de cheminées dans des médaillons richement entourées, on retrouve souvent des épisodes de l’histoire de Joseph – cadet célèbre – le retour de la chasse d’Esaü met en évidence ce caractère – Ecouen est le château des Cadets : Anne de Montmorrency, puis Henri II, lui aussi cadet qui n’était pas promis à la Royauté. l’emblème d’Henri II, la demi lune orne à plusieurs reprises le château. Nous avons passé un grand moment à détailler les boiseries, les horloges, et les meubles Renaissances présentés de façon méthodiques au rez de chaussée. Peut être trop de temps parce que le château a fermé ses portes pour la pause de midi pendant que je découvrais à l’étage les appartements royaux ornés de tapisseries extraordinaires. Je suis donc passée trop rapidement devant la tenture de David et de Bethsabée – chef d’oeuvre majeur du château.   Adresse : Rue Jean Bullant, 95440 Écouen Horaires : 9h30 à 12h45 et de 14h00 à 17h45 (fermé le mardi) Fermé les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre. Tarifs du musée : Plein tarif : 5.00€
 – Tarif réduit : 3.50€
 – Tarif groupe : 4.50€ Sites web: http://musee-renaissance.fr/ Wikipedia  

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